Roberto Li Calzi
Extension : 6 hectares à Augusta (Syracuse)
Produits : oranges, citrons, clémentines, pamplemousses, grenades, avocats, bananes, feijoas, papayes, légumes, olives
Projets : Participation au Développement Agricole 2024
Possibilité d'hébergement : hospitalité informelle, accueil de volontaires, séjours
Particularité : membre fondateur, initiateur visionnaire du Consortium
Roberto Li Calzi est l'initiateur du Consortium LeGallineFelici. Agriculteur biologique depuis les années 80, il a transformé une crise personnelle en opportunité collective. Oppressé par les difficultés du marché traditionnel et sur le point d'abandonner l'agriculture, il a rencontré les Groupes d'Achat Solidaire en commençant la vente directe. Quand ses oranges n'ont plus suffi à la demande croissante, il a impliqué d'autres agriculteurs créant un réseau vertueux qui est devenu le noyau du Consortium.
L'exploitation de Roberto naît comme agrumeraie, progressivement diversifiée jusqu'à accueillir aujourd'hui des dizaines d'arbres différents : bananiers, pamplemousses, avocats, oliviers, fruits de la passion, corossols, litchis, goyaves, noix de macadamia, noix de pécan, légumes variés, mais aussi acacias, eucalyptus, caroubiers, néfliers, lantanes, cannes, pruniers sauvages...
Aujourd'hui Roberto se plaît à donner une nouvelle vie aux objets abandonnés, en plus des lampes réalisées à partir de pièces de moteur, il a réalisé deux constructions, Amélie et ZàLù, en utilisant des fenêtres et portes désaffectées et d'autres matériaux de récupération.
Je suis Roberto Li Calzi, le visionnaire qui a lancé l'étincelle sans laquelle le Consortium LeGallineFelici n'existerait pas.
Biologique dès le départ par vocation naturelle, en 1984 j'ai contribué à la Coordination Sicilienne Agriculture Biologique. Dès le début j'ai commencé à diversifier cette agrumeraie, en greffant d'autres variétés et en plantant d'autres fruitiers, expérimentant aussi des variétés tropicales.
Au début des années 2000, j'étais tellement oppressé par les difficultés du marché traditionnel que j'étais sur le point d'abandonner ma profession.
C'est alors que j'ai rencontré le réseau des Groupes d'Achat Solidaire. J'ai commencé à offrir mes oranges directement aux personnes : au début quelques colis postaux, puis progressivement de plus en plus. J'ai littéralement ressuscité économiquement et moralement grâce aux GAS, et je ne cesserai jamais d'en remercier. J'ai trouvé de nouveaux stimuli et enthousiasme pour faire, projeter, construire un meilleur avenir pour la Sicile.
Quand mes oranges, désormais très demandées, ne furent plus suffisantes, j'ai impliqué Barbara, amie et cultivatrice d'oranges bio, et après elle d'autres agriculteurs, tous sincèrement engagés dans la pratique d'une agriculture non prédatrice mais porteuse de fertilité et de santé.
Je suis fier que mon initiative ait constitué et constitue une possibilité concrète pour quelques amis de rester dignement à faire les agriculteurs et, en même temps, de devenir ambassadeurs de la beauté, richesse et variété de notre terre.
À ma table, autour d'un bon repas et d'un verre de vin, sont nées de nombreuses initiatives, de LeGallineFelici, à l'Association Siqillyàh, aux SbarchiGas, à ResSud, aux SbarchInPiazza, a RisOrti Migranti, a Lo Faccio Bene Cinefest, au Jardin des Bio-Diversités...
J'aime construire EticheRETIche, réseaux éthiques et hérétiques, non concordants avec la vérité officielle, quelle que soit sa nature.
J'aime reproduire et cultiver les plantes.
J'aime beaucoup transformer la matière et donner une nouvelle vie aux objets abandonnés par les autres.
J'aime ouvrir de nouvelles routes.
J'aime écouter qui sait poser des questions.
J'aime accueillir, qui vient pour nous connaître.
Au cours des 20 dernières années, j'ai trop écrit et je n'en ai plus envie, aujourd'hui j'ai envie de terre et de relations physiques, avec les gens de ma Terre et avec les nombreux voyageurs, surtout les jeunes qui quittent des emplois sûrs dans les villes et viennent se proposer pour faire ensemble.
J'ai trop voyagé pour promouvoir le Consortium, et je ne veux plus voyager que dans cette île qui est la nôtre, pour promouvoir un changement qui, grâce au Consortium en évolution continue, me semble de plus en plus à portée de main.
J'ai quitté les charges opérationnelles dans le Consortium, après avoir formé qui me remplacerait, pour me consacrer à ma terre et à la Sicile. J'ai la satisfaction de voir réalisée une idée collective allée bien au-delà des attentes.
Je cultive activement le désir que ce qui a été réalisé ne soit autre que la première étape d'un chemin qui puisse conduire à un changement réel de la société, en cercles concentriques toujours plus larges qui se connectent avec les innombrables réalités vertueuses du monde.