Fruits abîmés

Au fil des années, il ea dû arriver à tous les groupes de trouver à l’arrivée de la livraison quelques fruits recouverts de cette fameuse moisissure bleue rendant les oranges immangeables. Clairement, lorsque cet événement désagréable se manifeste de manière étendue, les consommateurs sont déçus... et les producteurs encore plus !

Les causes :

Tout d'abord, nous devons expliquer que nos agrumes ne sont pas comme ceux de la grande distribution. Les agrumes que l'on trouve dans le commerce, en effet, sont protégés par des cires synthétiques, des fongicides et autres produits chimiques. On vous déconseille donc de faire de la confiture avec l’écorce de ces fruits ! Ces oranges sont protégées et "imperméabilisées" ; quant aux nôtres, elles sont brutes, telles que l'arbre nous les as offertes !

La pourriture commence par un petit trou sur la peau, presque toujours invisible à l'œil nu (peut-être causé par le vent avec des frottements des branches sur le fruit). Et à cause du climat devenu fou, des événements extrêmes (grêle, cyclones, etc.) se produisent de plus en plus souvent juste avant la récolte.

Ce que nous faisons :
Si ce petit trou est détecté lors du tri, le fruit est immédiatement écarté en entrepôt. S’il n’est pas détecté au moment du tri et qu’il y a de l’humidité, le fruit abîmé commencera à moisir rapidement. D’ailleurs, au sein de la même livraison, il arrive que certains groupes reçoivent des fruits abîmés et d’autres non et on ne sait souvent pas comment l’expliquer. 

Les oranges que nous ne pouvons pas commercialiser sont vendues à l'industrie qui les transforme en jus d’orange. Le producteur ne gagne donc rien sur ces oranges-ci, parce que le Consortium doit payer l’opération du tri de ce produit “perdu”. Quant aux fruits dont ne veut pas l'industrie, nous les envoyons au compost…

Dans tous les cas, nous faisons toujours des caisses plus lourdes de 4%, de sorte qu'éventuellement cela compense quelques fruits à jeter. Ainsi, durant toutes ces années, tous les groupes ont reçu quelques centaines de kilos de produits gratuits.

Ce que vous pouvez faire :
Si vous voyez un fruit mal en point, sortez-le de sa caisse et mettez-le dans un endroit frais et sec, ne le gardez pas tout pressé dans la caisse..
Puis, faites vos calculs : si votre groupe a reçu environ 500 g de produit en plus par caisse, et que vous avez commandé 25 caisses, vous avez pratiquement déjà reçu une caisse gratuite pour compenser d'éventuelles pertes. Mais s'il y a des pertes importantes ou autre chose, signalez-nous immédiatement les éventuels problèmes : nous voulons que les groupes paient ce qui est juste et nous sommes toujours prêts à compenser le préjudice subi soit en échelonnant la facture, soit en envoyant des produits gratuits.

Conclusion :
L'essentiel est que la relation entre ceux qui cultivent et ceux qui consomment demeure transparente et sincère. À une époque où l'acheteur exige sans se soucier des efforts qu'il y a derrière chaque produit, nous pouvons dire avec satisfaction que dans notre monde, celui de l'économie solidaire, les gens manifestent de la compréhension pour les difficultés.
Loin de nous évidemment l’idée de vouloir vous duper. De notre côté, pour remercier de cette affectueuse disponibilité, nous redoublons d'efforts pour que les mauvaises surprises se produisent le moins souvent possible !